Lorsqu'une vidéo Instagram de novembre 2025 mettant en vedette un golden retriever nommé Junie et un cerf de compagnie nommé Benny a recueilli plus de 11 millions de vues, elle a déclenché un débat animé sur les relations interspécifiques. Le clip, tourné dans une maison, montre les deux animaux partageant un lit pour chien :Junie donne un coup de coude à Benny, se lèche et finalement le cerf pose son menton sur le dos du chien.
Les téléspectateurs étaient partagés :certains ont fait valoir que les coups de langue de Junie signalaient un inconfort et que le cerf envahissait simplement son espace, tandis que d'autres ont salué ce moment comme une tendre démonstration d'affection inter-espèces. Les commentaires ont souligné l’importance d’interpréter le langage corporel chez les animaux qui ne partagent pas un langage commun.
Nous avons consulté RussellHartstein, comportementaliste canin certifié et entraîneur chez FunPawCare, pour connaître son point de vue professionnel. « Du point de vue du comportement animal, Junie montre des signes évidents de stress :ses oreilles sont aplaties, sa queue est rentrée et le léchage semble être un geste de soumission plutôt qu'un geste d'affection », explique Hartstein. "Elle reste probablement au lit par obligation, pas par choix."
Ksenia Ivanova/Getty Images
Dans le règne animal au sens large, les liens interspécifiques ne sont pas rares, en particulier parmi les animaux domestiques. Les exemples classiques incluent une vache et un golden retriever, ou un canard et un Terre-Neuve, où la compagnie satisfait un besoin social lorsque l'animal manque de son espèce.
Une socialisation précoce est essentielle. Les animaux qui grandissent ensemble – dans des fermes, dans des sanctuaires ou au sein de ménages multi-espèces – sont plus susceptibles de développer des relations positives. Le lien se forme souvent avant que les hiérarchies instinctives ne dominent le comportement.
Hartstein insiste sur la prudence lors de l’introduction d’animaux non domestiques dans un foyer. « C’est risqué d’introduire un animal sauvage dans une maison », dit-il. "Chaque compagnon domestique a des protocoles spécifiques pour des présentations sûres et sans crainte. Si vous ne savez pas comment procéder, contactez immédiatement un comportementaliste certifié." Il conseille aux propriétaires de surveiller de près le langage corporel, car la bonne volonté d'un animal ne garantit pas un confort mutuel.