Keep Pet >> Animaux de compagnie >  >> Chats >> Santé animale

Yeux larmoyants chez les chats :6 causes courantes et comment les traiter

Voir une production excessive de larmes chez votre chat peut être alarmant. Bien que quelques larmes supplémentaires soient normales, des larmoiements persistants signalent souvent un problème sous-jacent pouvant nécessiter des soins vétérinaires.

Dans ce guide, nous décrivons les principales causes de larmoiement félin, expliquons ce qu'il faut rechercher et décrivons les options de traitement fondées sur des données probantes.

Les bases de la production de larmes chez les chats

Les yeux du chat sont protégés par un film lacrymal naturel produit par les glandes lacrymales situées le long de la paupière supérieure. Les larmes s'écoulent des paupières dans le sac lacrymal, puis s'écoulent par le canal lacrymo-nasal dans la cavité nasale.

Lorsque le système de drainage est perturbé ou que les glandes produisent trop de larmes, l'excès de liquide s'écoule hors de l'œil.

Reconnaître les yeux larmoyants chez votre chat

L'écoulement typique est clair à légèrement blanc ou brun pâle et peut apparaître dans un ou les deux yeux. Recherchez :

  • Rougeur ou gonflement autour de l'œil
  • Loucher ou se frotter les yeux
  • Éternuements fréquents ou congestion nasale
  • Forme anormale des paupières ou roulis vers l'intérieur
  • Nébulosité ou irritation au niveau du coin interne
  • Perte de cheveux autour des yeux

Des écoulements plus intenses, comme du mucus épais jaune ou vert ou du sang, indiquent souvent une infection ou une blessure plus grave.

Six causes courantes de larmoiement chez les chats

Yeux larmoyants chez les chats :6 causes courantes et comment les traiter

1. Herpèsvirus félin‑1 (FHV‑1)

Le FHV-1 est la principale cause de conjonctivite féline. Selon l'American Veterinary Medical Association, il enflamme les yeux et les voies nasales, entraînant un écoulement clair ou légèrement trouble.

2. Obstruction du canal lacrymo-nasal

Un blocage, souvent dû à une tumeur, un gonflement ou une congestion nasale, empêche les larmes de s'écouler, provoquant un larmoiement persistant.

3. Infections bactériennes (par exemple, Chlamydophila felis)

Les jeunes chatons sont particulièrement vulnérables. L'infection bactérienne peut provoquer un gonflement et des écoulements épais pouvant apparaître verdâtres.

4. Corps étrangers

Des matières végétales, de la poussière ou des débris peuvent rester coincés sous la paupière, provoquant une irritation et un larmoiement excessif.

5. Prédisposition liée à la race

Les races brachycéphales (chats à visage plat) ont un canal lacrymal très incliné qui a tendance à se tordre, entraînant des larmoiements chroniques.

6. Anomalies congénitales

Certains chats naissent avec des conduits malformés ou une formation incomplète des paupières, ce qui peut gêner le drainage des larmes.

Options de traitement

Yeux larmoyants chez les chats :6 causes courantes et comment les traiter

Tous les cas ne nécessitent pas de médicaments. Si l'écoulement est minime et que le chat ne présente aucune gêne, un nettoyage quotidien doux avec un chiffon humide suffit généralement.

En cas d'irritation ou d'inflammation, un vétérinaire peut prescrire :

  • Onguents antibiotiques ou anti-inflammatoires topiques
  • Antiviraux oraux (par exemple, famciclovir) contre le FHV chronique
  • Rinçage ou correction chirurgicale d'un canal obstrué
  • Réparation chirurgicale des anomalies congénitales des paupières ou des canaux

En cas de suspicion de corps étranger, une sédation et un retrait soigneux sous surveillance vétérinaire sont nécessaires.

Les remèdes maison sont-ils sûrs ?

Les gouttes ophtalmiques lubrifiantes ou les pommades en vente libre sont généralement inefficaces pour la plupart des affections sous-jacentes et peuvent retarder un traitement approprié. Les soins à domicile doivent se limiter à un nettoyage doux.

Stratégies de prévention

Réduisez le stress, maintenez la vaccination à jour et traitez rapidement tout signe d’écoulement nasal ou oculaire. Une intervention précoce peut prévenir l'inflammation chronique et la fermeture permanente des conduits.

Les vaccins contre le FHV‑1 et, dans certains environnements à haut risque, contre Chlamydophila felis, peuvent réduire considérablement l'incidence de la maladie.